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Comment lutter contre les chenilles processionnaire du pin ? |
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La chenille processionnaire du pin est la forme larvaire d'un papillon de nuit dont le cycle larvaire est inversé par rapport aux lépidoptères que nous connaissons. Son nom vient de la procession de nymphose qu'accomplit la chenille arrivée au bout de ses stades d'évolution avant de se transformer en chrysalide.
La biologie Alors que de nombreux lépidoptères (papillons) ont un cycle d'évolution qui s'étends du printemps à la fin de l'été, celui de |
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| Ré@lis@tion et Conception | |||||||||
la chenille processionnaire démarre en plein coeur de l'été pour ce terminer vers le mois de juin de l'année suivante. les papillons voient le jour vers le mois d'août, le mâle et la femelle s'accouplent, le mâle meurt peu de jours après. La femelle s'envole et va pondre vers le mois de septembre jusqu'à 300 oeufs sur une branche de pin, mais aussi de cèdre ou de sapin, le plus souvent en lisière de massifs boisés ou sur les arbres isolés dans les jardins. Les chenilles éclosent entre 30 et 45 jours après la ponte, elles se nourrissent des aiguilles et reste reliées entre elles par un mince fil de soie. Au cours de leur croissance, les chenilles muent, et change de couleur. Cinq stades de mues sont observés entre la fin de l'été et le printemps. Elles ont à cette occasion de plus en plus de poils dont le nombre peut atteindre de plusieurs milliers à un un million. Ces derniers cassent parfois et se répandent dans l'atmosphère, pouvant provoquer de graves problèmes de santé aux hommes et aux animaux. Dés les premiers froids, elles tissent un abris de soie où toute la nichée se rassemble pour s'abriter des basses températures et des intempéries. Il arrive qu'elle sortent du "nid" durant les belles journées d'hiver pour aller brouter les aiguilles de pin (ou des conifères hôtes). Dans les régions septentrionales, le nid est tissé en septembre, tandis que dans les régions méridionales, ils ne sont construits qu'au début du mois de décembre en fonction des températures nocturnes, toujours sur les extrémités des branches. Au fur et à mesure de la croissance, elles sont de plus en plus voraces et peuvent aller jusqu'à brouter la totalité des aiguilles d'un pin isolé. Ces actions répétées au fil des ans entraînent la mort de l'arbre. |
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Au printemps, vers les mois d'avril à mai, alors qu'elles ont terminé leur développement, elles descendent des arbres et entament leur procession, ces processions en longue files, peuvent compter jusqu'à quelques centaines de chenilles. Au bout de plusieurs jours de migration, elles arrêtent leur déplacement sur un terrain bien ensoleillé. Chacune creuse un trou dans le
sol pour s'y enterrer de manière individuelle. Le trou est d'un
profondeur de 10 à 20
centimètres. Au bout de 2 semaines environ,
elles ont tissé un cocon dans lequel elles se transforment en chrysalides. |
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Elles restent dans cet état pendant plusieurs mois, parfois plusieurs années, attendant les conditions favorables pour se métamorphoser.
Leur impact sur la santé Nous l'avons évoqué, les poils des chenilles, très nombreux, peuvent être emportés par le vent et être à l'origine de nombreux problèmes de santé. Chaque poil, très fragiles, cassant, est relié à une glande de venin. Ce venin provoque une nécrose cellulaire à l'origine de démangeaisons, d'oedèmes, de troubles oculaires et d'accident respiratoires, notamment chez les asthmatiques. Les chiens sont tentés de flairer les longues processions et parfois d'en consommer, ce qui génère de profondes nécroses sur la langue jusqu'à provoquer la mort de l'animal. Chez l'homme, pour éviter les conséquences du venin, il ne faut pas toucher les chenilles et pas davantage les écraser pour ne pas provoquer la mise en suspension des poils dans l'air. Tout contact avec les chenilles doit être suivi d'une consultation médicale. Les allergies ignorées ou connues peuvent provoquer des réactions rapides et graves.
les traitements Le traitement par des produits phytosanitaires classique n'a que peu d'effet sur les chenilles et les papillons. Aucun prédateur naturel n'est connu. Les oiseaux, pourtant friands de chenilles, notamment durant les périodes hivernales, ne mettent pas cet insecte à leur menu. |
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Le piégeage avec des appâts constitués de phéromones ne semble pas encore au point pour procéder à une lutte massive enrayant, d'une part, la progression et, d'autre part, les attaques importantes. Seul, à ce jour, reste le traitement avec un produit à base de bacillus thuringiensis dont deux types sont commercialisés : le H14 et le 3a3b. Le H14 est plutôt actif pour la lutte contre les moustiques, tandis que le 3a3b agit de manière intéressante sur les lépidoptères. Le traitement doit être réalisé au stade larvaire L4-L5, au moment de la mue, qui correspond à une période où l'insecte est le plus vulnérable, mais aussi |
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devient plus vorace, le produit agissant par ingestion. Le bacille se développe idéalement dans le tube digestif de la chenille où le pH correspond exactement à l'optimum de multiplication du bacille. La chenille est alors très vite parasitée et meurt. On voit apparaître des filaments blancs, de plus en plus nombreux, qui sont la manifestation extérieure su développement du bacille.
L'époque du traitement n'est donc pas constante en fonction de la température moyenne du milieu, mais aussi de l'état de la végétation qui permettent à la chenille de croître plus ou moins rapidement. Compte tenu de la hauteur des arbres, souvent des déclivités, des conditions d'accès comme de l'importance des surfaces à traiter, le traitement héliporté est indispensable. Effectué à très faible quantité de bouillie par hectare, il est maintenant très bien maîtrisé et donne des résultats excellents. Le traitement des lisière de limite de forêt et de limite de clairière doit faire l'objet d'une attention particulière parce que ce sont très souvent les zones de contamination privilégiées des chenilles. |
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Texchni.Cités n°137 - 23 octobre 2007 |
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